Lecture performée Centre Pompidou, Festival Extra! 2019
Introduction à (hier : oui, un jour) est un discours explicatif sur un système potentiel issu des objets vernaculaires avec lesquels «je» entretient une relation intense et productive.
Quelqu’un d’autre que moi va payer pour cette journée-là est une histoire d’amour où tous les personnages portent plusieurs noms. Ces noms sont ceux par lesquels la narratrice les nomme dans les différents autres textes et vidéos. Ce film de 6’ problématise la nomination et met en relation le fait de nommer avec le fait de se souvenir et de décrire.
Conclusion pour (hier : oui, un jour)* *après avoir pleuré on se mouche est une digression sur le fait de nommer les animaux qui vivent avec nous et les enfants qu’on fait naître. Digression qui amène lentement la question du -je dans la fiction et du -nous dans l’espace social.
La performance a eu lieu au centre Wallonie Bruxelles en juin 2019 pour la soirée Labo Démo #1 : Entaille dans la littérature contemporaine
"La plupart des étoiles, quand on les regarde : sont des soleils morts.
Ça me rend triste. Mais Sappho disait : quelqu’un-e, plus tard, se souviendra de nous.
J’ai honte. J’ai honte d’avoir besoin de m’exprimer sous les lumières, en habit de lumière. Il y a un exhibitionnisme dont j’ai très conscience. Et il y a que j’ai le goût du pouvoir. Ça me fait honte ça. D’avoir besoin de régner. C’est un faux règne. C’est un faux pouvoir. Il faut le savoir parce que ça peut avoir des effets très graves. C’est dangereux. C’est comme une grande fête : pendant un instant tout le monde s’aime mais ce n’est pas vrai. Parce qu’ensuite, la fête s’arrête et tout le monde ressort avec sa note de gaz à payer.
Là, Vous me voyez comme une star mais je ne suis qu’une femme. Une vieille fille exactement."
2018-2019

Travail éditorial au format A3 imprimé sur papier recyclé déposé sur des paperboards en acier.
Les paperboards sont composés de 3 tiges en acier s’emboitant dans une plaque A3 accueillant l’édition.
L’ensemble est composé de 6 éléments ne revêtant pas un caractère exhaustif.
En effet, le travail d’édition met en page une pensée de la forme à partir d’objets d’une collection d’ordre vernaculaire. La mise en rapport de ces objets sur l’espace de la page constitue le point de départ des autres formes visibles (vidéos, performances, textes etc)
C’est une nappe en vinyle transparent, les larmes sont fait de papier miroir. L’oeil est composé de papier miroir cousu de fil vert, son intérieur est peint à la bombe verte.
Une guirlande en led suivant la forme d’une grande larme lumineuse débute à la commissure de l’oeil et s’écoule jusqu’au bout de la table. L’ensemble fait 6m de long, 50 cm de large au niveau de la larme et 1,10 m au niveau de l’oeil.
Cette nappe m’a permise d’une part d’envisager que l’ensemble Hier : oui, un jour, puisse être une communauté d’objets (matériel ou non, inerte ou non) et être identifiée comme tel par les spectateur.ice.x.s — faisant dans ce sens suite ou plutôt juxtaposition à Some plans to unbox reality — d’autre part de produire un espace dont le centre serait une table, un plan horizontal donc et de projeter des vidéos dans un espace qui ne soit pas complètement obscur pour que la communauté d’objets matériels qui avaient mené à la production des vidéos, textes, et performances soient visibles comme pleinement signifiant et non comme trace ou archive ou précédent aux autres formes.
Édition format tabloïd de 233 photographies
Captures d'écran
Image tirée de l’édition
Exposition (dnsep juin 2019)
Last update September 2020

Web design and development Clara Pasteau
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50 x 70 cm : 50 € + shipping fees

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Textes critiques
Notes sur 3 films de Quentin Goujout Bonjour le bonheur notes sur la peinture de Floris Dutoit C’est beau, non ? sur Georgia Nelson (à paraître)
Publications web et publications littéraires
My mother used to say that average people were the most important in the world - GIF GIF GIF 2020 - Ensba Lyon Un jour, un destin, paru dans MAXI (dégueulasse) revue de poésie contemporaine Figure out how to get paid for being yourself, double publication dans la revue Poptronics et dans les Papillotes de Nicolas Frespech (liste de diffusion pédagogique de L’ENSBA Lyon) Les plus belles images de ma vie, revue Nioques n°18 (revue dirigée par Jean-Marie Gleize) Tranche de vie, mdr, revue Post n°2 chapitre 1 Quand je te vois comme ça : j’ai envie de te serrer, édition du Cave Club #5 par Roxanne Maillet